THEATRARIRE  

Arthur es-tu là?

Joué par  la sympathique troupe canadienne Théâtre Rous Scène. Les acteurs ont joué avec brio cette comédie déjantée sur fond de table tournante. 

Toujours plébiscité par les troupes de théâtre Arthur-es-tu là? est très demandée dans ses différentes versions 3H/6F ; 4H/6F;  3H/7F; 4H/7F.5H/8F. 6H/6F

N'hésitez pas à la demander pour étude

 

FEVRIER 2020 

 

Chers visiteurs,

Bienvenue sur mon site de théâtre dédié au rire et à la bonne humeur. Vous faites partie d'une troupe de théâtre et vous recherchez une pièce pour votre prochain spectacle. Le choix est difficile? Alors contactez-moi par email et je vous ferai des propositions en fonction de vos besoins, nombre d'acteurs, durée,genre etc.

 

Stefan EICHER chante" Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent" Mes pièces, du moins je l'espère sont un dérivatif à la morosité ambiante.

 

 

 

 

 

Théâtre

 

 

 

Neuf millions et des poussières

 

 

 

Auteur : René NOMMER

 

Protégé par Copyright France

 

Durée : 90 min

 

Deux actes

 

5 F/ 3 H

 

 

 

Marc Labille fonctionnaire vit depuis dix ans avec Germaine Pinson dans un appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble bourgeois.

 

Leur train de vie est correct, ils ne sont pas mariés. Germaine ne travaille pas et s'ennuie entre ses recherches d'emploi très molles, les sorties avec ses amies. Elle ne cesse de reprocher à son compagnon leur condition modeste et son manque d'envergure. Marc prend tout à la rigolade subit ses critiques et reste stoïque. Son gain à la loterie va changer la donne.

 

 

 

Décors : Un salon moderne avec des portraits d’artiste, une gravure représentant un héron et un calendrier. Un divan, un fauteuil et des chaises. Trois portes pour la cuisine, la chambre et l’entrée.

 

 

 

La scène commence, Marc est revenu du travail. Il a fêté ses 20 ans d'ancienneté, il est un peu gai. Il est vêtu d'un manteau, chapeau, et une canne. Sa canne lui sert à énerver sa femme en simulant une claudication.

 

 

 

Personnages:

 

 

 

Marc Labille, joyeux drille, toujours rembarré par Germaine.

 

 

 

Germaine Pinson sa compagne, ne supporte plus Marc. Habillée de façon provocante, elle veut paraître plus jeune qu’elle n’est.

 

 

 

Magali, copine très libertine et femme libérée. Habillée de façon voyante.

 

 

 

Josette, copine de Germaine, joue à la timide, mais veut conquérir Marc. Habillée façon vieille fille.

 

 

 

Sylvie, secrétaire de Marc, oie blanche mais pas tant que çà.

 

 

 

Oscar Lenoir, portier, ami de Magali. Tenue de portier.

 

 

 

Romain, acteur désargenté, va aider Marc pour piéger Germaine.

 

 

 

Annie, belge, tante de Marc. Peut avoir l’accent belge.

 

 

 

Acte 1

 

 

 

Marc est revenu du travail. Il a fêté ses 20 ans d'ancienneté, il est un peu gai.

 

 

 

 

 

Marc – Vingt ans de galère ça se fête, un mois de prime et un dîner au Splendid, c'est Germaine qui va être contente, à moins qu’elle ne fasse la soupe à la grimace ma pimbêche. J'ai sauvé une bouteille de champ ! D'abord une petite bière pour calmer ma soif.

 

 

 

Il va récupérer une bouteille de bière et met le champagne dans le frigo. Il a jeté sa sacoche et sa veste en vrac sur le canapé. Il déplie le journal et commence à lire à haute voix:

 

 

 

Les gilets jaunes ont décidé de travailler un jour sur deux, tiens, ils travaillent?

 

La Française des jeux recherche toujours le gagnant du gros lot, neuf millions d'euros. Ca alors! Il y a quand même des gens, je te jure, ils oublieraient leur tête, c'est pas à moi que ça arriverait, gagner au loto. Ah ! Dis donc, j'ai acheté un billet la semaine dernière, c’est moi la tête en l’air, je ne l'ai pas vérifié, si c'était moi le gagnant, oh ! Arrête de rêver. Il se lève et va fouiller dans sa veste, regarde dans sa sacoche.

 

Où j'ai pu mettre ce foutu billet, c'est peut-être la pimbêche qui me l'a piqué, il ne manquerait plus que ça. Il est prix de frénésie, reprend sa veste, retourne les poches et la secoue, et fait de même avec sa sacoche, qu’il jette dans un coin.

 

- Où es-tu sacré billet? Il s'est assis et prend la pose du penseur de Rodin.

 

Soudain il se lève, va vers l'armoire, prend un livre et dedans se trouve le billet.

 

- Ma pimbêche ne l'aurait pas trouvé, elle n'ouvre jamais de livre. Alors petit billet, chance ou déveine ?

 

Il se rassoit et consulte les numéros du loto , se frotte les yeux, regarde son billet et compare les chiffres. Il se lève court autour de la table, se rassoit regarde de nouveau, fait un bond, renverse la chaise.

 

 

 

Marc ( il hurle ) - Neuf millions! J'ai gagné neuf millions, incroyable, neuf millions cent soixante neuf euros. ( il revérifie les numéros, deux fois de suite) Youpi!

 

 

 

Il court et fait une ronde endiablée en poussant des cris de joie. Il a enlevé sa chemise et la fait tournoyer et s'arrête devant le calendrier.

 

 

 

Marc – Oh ! C'est la Sainte Eulalie aujourd'hui, ( il la salue) merci, merci, je ne sais pas si c'est grâce à vous Eulalie, mais merci. Il embrasse le calendrier, monte sur une chaise, et s'exclame Oh la la! Merci Eulalie.

 

 

 

Il reprend son billet, l'embrasse et commence à tourner dans l'appart en tapant des pieds. Il se prosterne devant le calendrier.

 

 

 

Marc – Merci, merci chère Eulalie !

 

 

 

On sonne c'est Magali, l'amie de Germaine, Marc ouvre la porte.

 

 

 

Marc – Oh ! Quelle surprise ! Magali ! Tu es bien la dernière personne que j'attendais, entre, tu viens voir Germaine ? Elle n'est pas là.

 

 

 

Magali ( ébahie en voyant Marc torse nu )– Bonjour Marc, tu fais du sport ? Quels beaux biceps ! ( Ils se font la bise ) Je sais que Germaine est partie à un entretien d'embauche et comme je n'ai rien à faire, je me suis dis pourquoi n'irais-je pas voir ce cher Marc.

 

 

 

Marc ( a remis sa chemise ) – C'est très gentil à toi, prends place, je fête mes neufs euh !...,

 

 

 

Magali – Tes neuf quoi ?

 

 

 

Marc –Mes neuf ? N’importe quoi ! Je fête mes vingt ans de carrière. Tu aimes le champagne ?

 

 

 

Magali – Quelle question ! J'adore !

 

 

 

Marc ouvre la bouteille et sert deux coupes. Ils trinquent.

 

 

 

Marc –A notre santé et à tes amours.

 

 

 

Magali – Mes amours ? Pour le moment ils sont dans le lac.

 

 

 

Marc – Ils se sont noyés ?

 

 

 

Magali – On peut le dire, je suis libre comme l'air.

 

 

 

Marc – Belle comme tu es, tu vas te dégotter très vite un remplaçant.

 

 

 

Magali – J'ai bien quelqu'un en vue, il n'est pas libre en ce moment.

 

 

 

Marc – Il faut forcer le destin, accroche-toi, ce beau mâle va bien finir par tomber dans tes bras. Il est riche au moins ?

 

 

 

Magali – Pas que je sache, l'amour remplace tout.

 

 

 

Marc – Ce n'est pas l'avis de ta copine Germaine, elle me rappelle tous les

 

jours qu'on est fauché.

 

 

 

Magali – Fauché ?

 

 

 

Marc – Elle veut dire par là, qu'on ne peut pas se payer de vacances dans les îles, pas de luxe, pas de décapotable. Elle aurait du naître avec une cuillère d’argent dans la bouche, ce qui est loin d’être la cas.

 

 

 

Magali – Elle ne connaît pas sa chance, moi, à sa place !

 

 

 

Marc – A sa place ?

 

 

 

Magali – Tu es aveugle ? Tu ne vois pas que je t'aime comme une folle !

 

 

 

Marc – Hein ?

 

 

 

Magali ( se lève et va se pendre au cou de Marc ) – Rappelle-toi il y a dix ans, nous avions fauté ensemble. Mon amour, tu ne te rappelles pas ?

 

 

 

Marc ( lui enlève les bras. ) – Il y a dix ans, dans une autre vie, nous étions jeunes et beaux, tu es toujours belle, c'était un moment d'égarement, il y a prescription. Tu as pensé à Germaine ?

 

 

 

Magali – Germaine ? Elle me raconte tous les jours qu'elle en a marre de sa vie avec toi, elle t'a même traité de....., minable.

 

 

 

Marc ( désabusé ) - Bof ! Elle m'a dit un tas de chose, tu sais les couples ce n'est pas rose tous les jours.

 

 

 

Magali – Donc si vous décidiez de vous séparer, sache que je suis là pour t’accueillir à bras ouverts.

 

 

 

Marc Tu veux me sortir de l’enfer pour m’accueillir dans ton paradis ?

 

 

 

Magali Nous croquerons la pomme comme Eve et Adam.

 

 

 

Marc –Il faudra chasser le serpent !

 

 

 

Magali Compte sur moi, mon amour. Je dois partir, n'oublie pas que je t'aime.

 

 

 

Elle va encore se jeter dans ses bras. Marc qui est près du canapé s’écroule et Magali sur lui.

 

 

 

Magali Mon amour, éteins mon volcan, éteins mon volcan !

 

 

 

Marc ( essaye de se dégager ) Germaine va se pointer et j’ai un rendez-vous urgent, pour le volcan ce sera une autre fois.

 

 

 

Magali s’est redressée et a l’air gênée.

 

 

 

Magali J’y ai été un peu fort, c’est l’amour ! J’ai d’ailleurs pété un plomb.

 

 

 

Marc Ah ! Ca s’est vu !

 

 

 

Magali – Non, j’ai perdu un plomb sur une molaire, j’ai rendez-vous chez mon dentiste, tout de suite.

 

 

 

Marc Evidemment c’est plus important que la gaudriole, ça m’arrange.

 

 

 

Magali – Ce n’est que partie remise, à bientôt mon amour !

 

 

 

Elle sort.

 

 

 

Marc C’est ça, à bientôt ! Quelle cinglée ! Il n'y a que le train qui ne lui a pas passé dessus, à moins que le chef de gare ? Amoureuse, mon œil ! Aurait-elle eu vent des neuf millions ? Non impossible ! ( Il ressort son billet de loterie et l'embrasse. ) Je vais partager avec Germaine, neuf millions pour moi et les poussières pour elle, cent quatre vingt dix neuf euros, c'est tout ce qu'elle mérite. Le minable, va bien rigoler.

 

 

 

On sonne c'est Annie une tante de Belgique qui vient de façon inopinée Marc ouvre, elle lui tombe dans les bras

 

 

 

Annie – Bonjour mon petit Marco, quelle joie de te revoir une fois. Comme tu ne viens jamais chez moi, j’ai décidé de te faire une petite visite, deux ou trois jours, j’espère que tu es content ?

 

 

 

Marc – Tante Annie, quelle surprise ! Si je m’attendais.

 

 

 

Annie – N’est ce pas ? Ne m’appelle plus tante, ça fait tellement vieillot,

 

j’ai seulement soixante dix ans.

 

 

 

Marc – Une jeunette alors ? Tu as fait bon voyage ?

 

 

 

Annie – Avec le TGV ça va vite, sauf qu’une vache nous a bloqué pendant deux heures.

 

 

 

Marc – C’est la poisse. Donne-moi tes valises, tu auras la chambre d’amis.

 

 

 

Annie – Merci, Germaine n’est pas là, elle travaille ?

 

 

 

Marc Elle cherche du travail. Je sais que vous ne vous aimez pas beaucoup.

 

 

 

Annie – J’ai toujours dit qu’elle ne te méritait pas.

 

 

 

Marc – Il faudra enterrer la hache de guerre, sinon il va y avoir du sang. Elle n’est pas à prendre avec des pincettes.

 

 

 

Annie –Je vais faire un effort spécial, je vais me changer, une petite toilette et mettre une robe.

 

 

 

Pendant qu’ils sont sortis, Josette a fait son entrée.

 

 

 

Josette – Je rentre comme une voleuse, tant pis, la porte était ouverte.

 

 

 

Marc revient.

 

 

 

Marc – Josette, c’est la journée des surprises, Germaine n'est pas là

 

et Magali le volcan est sortie à l'instant.

 

 

 

Josette- Le volcan ? Elle a toujours le feu quelque part. Bonjour Marc,

 

( ils se font la bise, elle est toute timide ) J'ai pris mon courage à deux mains, j'espère que je ne dérange pas ?

 

 

 

Marc – Pas besoin de courage, tu es la bienvenue, on va fêter ton arrivée, une petite coupe de champ ?

 

 

 

Josette – Du champagne, c'est trop vraiment !

 

 

 

Marc – Pas du tout, rien n'est trop bon pour toi, chère amie, trinquons à notre santé et à tes amours.

 

 

 

Josette ( désabusée ) - Mes amours ? Bah ! Il n'y a pas grand chose à dire.

 

 

 

Marc Il faut provoquer le destin, change ton look, une robe à fleurs un peu mini, tes robes grises à la poubelle, du maquillage, tu seras belle et pimpante, tu trouveras un bel Apollon qui t’emmènera au septième ciel !

 

 

 

Josette Je dois changer de look? Je ne voudrais pas passer pour une femme légère. Quand au septième ciel ? C'est pas demain la veille. Je regrette une chose.

 

 

 

Marc – Il ne faut rien regretter, regarde devant.

 

 

 

Josette- N'empêche, tu as peut-être oublié, tu m'as fait la cour il y a longtemps, j’étais jeune et bête, je regrette d'avoir dit non.

 

 

 

Marc – Il y a longtemps en effet, nous étions jeunots à l'époque.

 

 

 

Josette – Si tu me demandais aujourd'hui, je dirais oui !

 

 

 

Marc ( s'approche d'elle l'air égrillard ) – On peut arranger cela !

 

 

 

Josette - ( un peu affolé ) – Tu crois ?

 

 

 

Marc – Qu'est-ce qui nous retient ?

 

 

 

Josette – C'est que, c'est que, nous ne sommes pas mariés.

 

 

 

Marc – Parce qu'il faut être marié pour faire la chose ?

 

 

 

Josette – J'ai des principes, tu sais.

 

 

 

Marc – Au diable les principes, c'est démodé !

 

 

 

Josette ( recule quand Marc avance ) – En plus tu es avec Germaine, j'aurais l'impression de la tromper.

 

 

 

Marc – Que crois-tu qu'elle fait en ce moment ?

 

 

 

Josette – Elle cherche du travail.

 

 

 

Marc – Mon œil, elle cherche mon remplaçant.

 

 

 

Josette – Tu crois qu'elle est en train de te tromper ?

 

 

 

Marc – A ton avis ? Sa recherche d'emploi c'est du pipeau. Elle est en chasse pour l'aventure, le sexe!

 

 

 

Josette En chasse ? Ca change tout, j'ai moins l'impression de la tromper.

 

 

 

Marc ( s'approche d'elle) – A la bonne heure, on va s'éclater ensemble.

 

 

 

Josette ( hésitante )– D'accord, si possible pas ici.

 

 

 

Marc – Bien sûr, on va se faire un petit resto et après on va chez toi, histoire de faire connaissance.

 

 

 

Josette ( affolée ) – Chez moi, ce n'est pas possible, ma voisine contrôle tout et si elle me voit avec un homme !

 

 

 

Marc – De quoi elle se mêle celle-là ! On ira à l'hôtel.

 

 

 

Josette – A l'hôtel ? Ca ne va pas non plus, j'aurais l'impression d'être une fille de joie.

 

 

 

Marc – Il ne reste plus que la nature, il fait beau en ce moment, l'herbe est tendre, je connais un endroit délicieux, tu vas adorer.

 

 

 

Josette – Et si on nous surprenait ?

 

 

 

Marc – Pas possible, il n'y a que des vaches.

 

 

 

Josette – Je n'aime pas ces bestiaux, ils me donnent la chair de poule.

 

 

 

Marc ( enjôleur ) – Et pourquoi pas ici, on a tout le confort nécessaire, divan, lit, champagne, on achètera des petits fours, ça va être ta fête, enfin la fête quoi !

 

 

 

Josette ( affolée ) – Ah non ! Pas ici, j'aurais l'impression de trahir Germaine.

 

 

 

Marc – Oublions Germaine. On retient le principe. Ma chère Josette, je dois m'absenter, alors je ne te mets pas à la porte, on se reverra très vite c'est promis.

 

 

 

Josette – Promis juré ?

 

 

 

Marc – Promis juré. A très bientôt.

 

 

 

Il lui fait la bise quand Annie se pointe.

 

 

 

Annie - Oh ! Je ne savais pas que tu avais de la visite une fois, je dérange ?

 

 

 

Marc – Pas du tout, je te présente, Josette une amie à nous. Et voila Annie, une tante à moi qui nous fait un petit coucou.

 

 

 

Annie Enchantée de faire votre connaissance.

 

 

 

Josette – Moi de même, je dois me sauver, on se reverra peut-être.

 

 

 

Annie – J’y compte bien, on ira se boire un café.

 

 

 

Josette va partir, Marc la raccompagne à la porte.

 

 

 

Marc On fera comme on a dit, à bientôt.

 

 

 

Annie Une très belle femme, Germaine n’est pas jalouse ?

 

 

 

Marc C’est une amie commune, c’est tout.

 

 

 

Annie N’empêche qu’ elle te tenait bien serrée tout à l’heure.

 

 

 

Marc Tu crois, je n’ai rien remarqué.

 

 

 

Annie Je ne sais pas si tu gagneras au change et c’est pas mes oignons. Je vais aller faire quelques courses, si ça ne te dérange pas ?

 

 

 

Marc Ma chère Annie, prends tout ton temps.

 

 

 

Annie A tout à l’heure, mon cher Marco, je ramène des couques, la pâtisserie.

 

 

 

Marc Merci beaucoup. (Annie est sortie ) Je ne sais pas si Germaine va apprécier la visite d’Annie, bof ! On verra bien. Quand aux deux vamps, elles viennent me relancer chez moi, elles ont peut-être senti le pognon. N'empêche que Josette a freiné des quatre fers quand je lui ai proposé la bagatelle. Ca va pas ici, ça va pas chez elle, ça va pas à l'hôtel, ça va pas dans la nature, coincée la petite.

 

 

 

Il ressort son billet de loterie, l'embrasse et commence à tourner dans l'appart en tapant des pieds. Il se prosterne devant le calendrier.

 

 

 

Marc – Merci, merci chère Eulalie !

 

 

 

Germaine est à la porte et voit le manège de Marc.

 

 

 

Germaine ( mal lunée ) - Tu fais quoi là?

 

 

 

Marc – Moi? Euh! Je parle tout seul en faisant du...., sport, ( Il court autour de la table ) il paraît qu'il faut faire au moins deux kilomètres par jour.

 

 

 

Germaine – Deux kilomètres, des foutaises oui !C'est qui cette Euh! Eula! Lie?

 

 

 

Marc – Eulalie? Non! J'étais en train de déclamer des vers, je boirai ce calice jusqu'à la lie, Victor Hugo tu connais ?

 

 

 

Germaine –C'est çà, prends moi pour une idiote, t'es rentré bien tôt!

 

 

 

Marc – De toute façon ce n'est pas Victor Hugo, c'est plus vieux et toi tu es en retard. Tu as raté tes copines.

 

 

 

Germaine – Les deux femmes fatales, tu as fait quoi avec elles? T'es tout débraillé, t'aurais mieux fait de passer l'aspirateur au lieu de lire le journal!

 

 

 

Marc s'empresse de plier le journal et cacher discrètement son billet de loto.

 

 

 

Marc ( en aparté) Le blizzard est de retour. (Tout haut ) - Je l'ai passé hier, et je ne le repasserai plus.

 

 

 

Germaine ( s’approche de Marc furibonde ) – J'aimerais bien voir ça, la poussière c'est tous les jours, je ne fais pas à manger tous les deux jours, c'est moi qui me coltine tous les travaux. Et le désordre là, ta sacoche, ton chapeau, tu comptes sur moi pour les ramasser? Tu peux toujours courir!

 

 

 

Marc ( va ramasser ses affaires, sauf la sacoche, remet son chapeau de travers sur la tête et déambule à la façon de Charlot ) – Il faut bien que tu t'occupes ma chérie.

 

 

 

Germaine ( s’énerve ) – Oh! Arrête avec ces chéries, ce n'est pas la moment de faire le pitre, ça n'amuse que toi. Tu m'énerves, tu ne sais pas ce que c'est, chercher du travail, j'ai des diplômes et personne ne veut de moi.

 

 

 

Marc – Tu m'avais parlé d'un huissier qui voulait....

 

 

 

Germaine – Ne me parle pas de ce voleur, il voulait m'embaucher au SMIC, je vaux mieux que cela!

 

 

 

Marc – C'était pour débuter, il t'aurait augmenté par la suite.Tu me fais penser au héron.

 

 

 

Il met sa canne en prolongement de son nez.

 

 

 

Germaine ( va se placer en face de la gravure du héron ) – Qu'est-que j'ai à faire avec cette bestiole que tu t’obstines à garder accroché ici?

 

 

 

Marc ( en parlant du nez )– Cette bestiole au long bec a dédaigné les petits poissons pour manger, elle attendait les gros qui ne sont pas venus. Elle a du manger des limaces.

 

 

 

Germaine ( de plus en plus énervée ) –J'ai une tête à manger des limaces? Ridicule ta fable, ridicule comme toi ! Et arrête de faire le singe !

 

 

 

Marc ( riant et faisant mine de piquer avec sa canne ) – C'est toi qui serait très drôle en mangeuse de limaces!

 

 

 

Germaine – Oh Merde ! Arrête ! Tu as raison de te moquer de moi! ( Elle s'assoit.) Je paye cash l'erreur que j'ai commise il y a dix ans.

 

 

 

Marc Dix ans?

 

 

 

Germaine ( geignarde ) – Oui, quand je suis venu m'installer chez toi, j'étais jeune et belle, la vie devant moi et je suis venue m'enterrer ici.

 

 

 

Marc ( continue ses mimiques. ) – Oh! Tu es toujours belle, Mémaine. Elle était bien contente que je la recueille, elle était à la rue! C'est tout juste si tu ne mendiais pas avec ton manteau troué et ta robe, n'en parlons pas.

 

 

 

Germaine ( coléreuse ) – Et je n'y suis pas à la rue maintenant, passer ma vie entre ces quatre murs, avec un pitre, dans cet immeuble avec l'ascenseur en panne!

 

 

 

Marc – Un pitre ? Oh ! Ca me plaît bien ! Il n'est en panne que depuis deux jours, il sera réparé demain. Je te signale à tout hasard que nous habitons au rez-de-chaussée.

 

 

 

Germaine Gna, gna gna ! Ça ne changera rien à ma vie, une vie minable, avec un homme..., un pitre ! Minable, tiens! J'ai lâché le mot, tu es un pitre minable qui ne fait rien pour changer la situation.Tu n’as pas eu une promotion en dix ans

 

 

 

Marc ( tout en rondeur et marchant comme Charlot.)- Une promotion ? Je suis au sommet il n’y a que le Dirlo au dessus. Et merci pour le minable.Tu employais un autre mot il y a dix ans. Rappelle-toi, mon amour, à genoux devant moi. J'avais pourtant deux bonnes nouvelles.

 

 

 

Germaine – Je ne veux même pas entendre, ces nouvelles minables.

 

 

 

Marc – Tu devrais pourtant, je vais avoir une médaille du travail pour mes vingt ans de service.

 

 

 

Germaine – Et tu veux que je me réjouisse, elle sera en or au moins qu'on puisse la revendre!

 

 

 

Marc – Je ne sais pas, il y a une prime à la clé, un mois de salaire! Et un bon pour aller fêter au restaurant et pas une pizzeria. ( Il se rapproche très près d'elle. ) Tu es contente Mémaine?

 

 

 

Germaine Arrête avec Mémaine. Ils ne se foulent pas de trop pour vingt ans.

 

 

 

Marc ( se rapproche encore et tendrement ) – Mon amour, on aura l'occasion d'aller faire un dîner aux chandelles, histoire de se retrouver dans une ambiance sympa tous les deux, comme il y a dix ans. J'ai pensé au Splendid, deux étoiles.

 

 

 

Germaine ( ironique )– Tous les deux? Tu veux rire! On est ensemble tous les jours, on se regarde en chien de faïence et tu voudrais faire un dîner, très peu pour moi.

 

 

 

Marc ( reprend sa démarche de Charlot. ) – Comme tu voudras. J'irai seul ou avec tiens, une de tes copines. Laquelle choisir, tu as une idée?

 

 

 

Germaine – Elles ne voudraient pas non plus d'un, d'un minable! Demande donc à cette Eulalie, c'est ta maîtresse, la pauvre, elle va avoir la même vie que moi.

 

 

 

Marc (s'esclaffe ) – Très drôle! Elle va se retourner dans sa tombe. Tu t'ennuies, nous ne sommes pas mariés, tu n'as jamais voulu, pas d'enfants, il est peut-être l'heure d'en faire un pour t'occuper?

 

 

 

Il se rapproche d'elle et veut l'enlacer.

 

 

 

Germaine ( le repousse ) – Il ne manquerait plus que ça. Comme si j'avais le temps de m'occuper d'un mioche ! C'était quoi ton autre nouvelle ? T'as gagné au loto ?

 

 

 

Marc – Mon autre nouvelle ! Laisse-moi réfléchir !

 

 

 

Il prend une figure de penseur ce qui fait râler Germaine.

 

 

 

Germaine – Arrête de faire l'imbécile !

 

 

 

Marc – Tu vas rire, ma deuxième nouvelle va avec la première que tu as refusée. Donc elle est devenue inutile.

 

 

 

Germaine – Oh ! Ce que tu peux m'énerver ! De toute façon, je n'en veux pas de cette nouvelle.

 

 

 

Marc -Tu as raison, elle n'en vaut pas la peine, surtout que nous sommes arrivés à un point ou il faut prendre une décision.

 

 

 

Germaine (surprise ) – Quelle décision?

 

 

 

Marc – Réfléchis un peu, tu ne vas pas rester avec un minable qui t'ennuies, libère-toi, vas voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

 

 

 

Germaine ( étonnée ) –Tu voudrais que je m'en aille?

 

 

 

Marc – N'inverse pas les rôles, c'est toi qui en a marre!

 

 

 

Germaine – J'ai compris, tu as rencontré une autre femme ? Et je n'ai rien vu venir. Tu me trompes depuis quand?

 

 

 

Marc – Je te trompe? Tu rêves! On n'a pas fait l'amour depuis deux ans et tu parles de tromperie.

 

 

 

Germaine –Je vais où?

 

 

 

Marc ( va à la porte et l'ouvre et prend une pose grand seigneur ) – Où vous voudrez Madame ! Chez votre sœur, à l'hôtel, au Brésil tiens, où vous voulez, la porte est grande ouverte!

 

 

 

Germaine ( surprise et inquiète ) – Je rêve, tu veux me jeter? Après tout ce qu'on a vécu ensemble?

 

 

 

Marc – Ce qu'on a vécu ! Faut pas exagérer, d'après toi, tout était minable, tu as vécu avec un minable, c'est toi qui en a marre.

 

 

 

Germaine – Je disais çà pour, pour meubler....

 

 

 

Marc – Ah! Pour meubler? Drôle de façon de meubler, on n'est pas chez IKA. Tu ne pensais donc pas ce que tu disais?

 

 

 

Germaine – Si, non, pas vraiment, j'étais énervée, les mots ont dépassé ma pensée.

 

 

 

Marc – Quel revirement! ( Toujours drôle, met son chapeau et façon Napoléon ) Tu te fais toute petite là.Tu m'as couru sur le haricot pendant deux ans, j'ai subi tes jérémiades et tout à coup , tu fais comme si rien ne s'était passé. Alors tiens, faisons un enfant ensemble, tu pourras pouponner et ne plus chercher de travail.

 

 

 

Germaine – Un enfant ? Tu rigoles ? J'ai peut-être été un peu trop loin et je le regrette. Par contre pouponner, il n'en est pas question.

 

 

 

Marc – Ah! Tu regrettes ! Trop tard! J’ai une idée qui va te plaire. A toi

 

l' appartement jusqu'à ce que tu en trouves un autre, c’est moi qui pars, tu seras bien tranquille sans un minable pour t'embêter!

 

 

 

Germaine – Et toi tu vas où?

 

 

 

Marc – C'est mon affaire, tu n'as pas à t'en mêler.

 

 

 

Germaine – Et je vais vivre de quoi?

 

 

 

Marc ( en chantant le début ) – Travailler c'est trop dur, ma fille, travailler, c'est le meilleur moyen pour ne pas s'ennuyer et voir la réalité de la vie. Tu vas aller voir ton huissier et lui dire que tu acceptes ses conditions.

 

 

 

Germaine – Il va me jeter.

 

 

 

Marc – Tu trouveras un autre travail, il faut être moins difficile, ma chère, pense au héron.

 

 

 

Germaine – Oh! Arrête avec cet oiseau! C'est quand même étrange! Tu vas habiter où?

 

 

 

Marc – T'inquiète, je vais me débrouiller, je vais dormir au bureau ou chez ma maîtresse que tu as inventé.

 

 

 

Germaine – Je dois partir tout de suite?

 

 

 

Marc – Toi tu restes, moi je pars demain.

 

 

 

Germaine – Est-ce que j'ai le choix?

 

 

 

Marc – Pas vraiment.

 

 

 

Germaine (pleurnicharde ) – Si je m'attendais à cela, j'espère que tu n'es pas sérieux?

 

 

 

Marc – Il faut te le dire sur quel ton? Je suis sérieux.

 

 

 

Germaine ( soudain coléreuse ) – Si c'est ainsi, va donc rejoindre ta traînée, tu vas me regretter, je te hais!

 

 

 

Marc – Ah! Voilà que je reconnais ma chérie, je la retrouve avec son caractère de toutou hargneux, le naturel revient au galop ( il fait semblant de galoper) je te laisse! Je dois téléphoner. ( Il sort. )

 

 

 

Germaine – C'est çà, dégage! ( Elle prend son téléphone et appelle sa copine Magali. ) Allô, c'est toi Magali ? Tu ne sais pas ce qui m'arrive, Marc me fout dehors, ou plutôt c'est lui qui part, tu te rends compte!

 

 

 

Tel – Il te quitte? Tu dois être contente, tu n'arrêtais pas de te plaindre, ce minable petit fonctionnaire, tu es libre maintenant, youpi!

 

 

 

Germaine – Comment youpi ! Je vais vivre de quoi, je n'ai pas une rente comme toi, sans revenu je vais être à la rue. Par chance, il me laisse dans l'appartement.

 

 

 

Tel – Tu as une veine de cocue, l'appart plus la liberté, que veux-tu de plus? Remarque, je ne le trouve pas mal ton Marc!

 

 

 

Germaine – Oh! Ce salopard! Ne vas pas lui trouver des excuses! Je suis horriblement vexée, c'est moi qui aurait dû le quitter et c'est lui qui part.

 

 

 

Tel – Il faut positiver, regarde le bon côté des choses, allez, on vient fêter ça chez toi, j'amène le champagne.

 

 

 

Germaine – Je n'ai pas le cœur à fêter, je dois trouver du travail.

 

 

 

Tel – Tu chercheras demain, j'appelle Josette et on arrive!

 

 

 

Germaine – Ce n'est pas une bonne idée, venez quand même, çà me changera les idées.

 

 

 

Tel – Ah! Cool! A tout de suite. ( Elle raccroche. )

 

 

 

Germaine ( en rage )– C’est insupportable, il faut que je m'accroche, je dois reprendre la main, je vais m'accrocher à lui comme une sangsue, on va voir ce qu'on va voir.

 

 

 

Elle ouvre deux boutons de sa robe, se passe un coup de peigne, se met du rouge à lèvres, se redresse et prend une pose de vamp.

 

 

 

Marc ( debout dans la porte a vu ces préparatifs, il est lui-même changé, a mis un costume. ) – Tu te prépares pour aller chercher du travail, tu ne passeras pas inaperçue, tu changes d'orientation?

 

 

 

Germaine – D'orientation? Je ne comprends pas.

 


Marc – Avec ce look, il te faudra chercher dans un autre domaine que le secrétariat.

 

 

 

Germaine ( très radoucie. ) – Il ne te plaît pas mon look?

 

 

 

Marc – La question n'est pas là. Ton huissier ne va pas apprécier, quoique on ne sait jamais!

 

 

 

Germaine ( sensuelle s'approche de Marc. ) – Marc, j'ai réfléchi, je me rends compte que je n'ai pas été gentille, je te promets que je vais changer, on va recommencer comme il y a dix ans.

 

 

 

Elle va pour l'enlacer et s'accrocher à son cou, Marc reste droit comme un I.

 

 

 

Marc – Tu me fais le coup du volcan qui se réveille après dix ans?

 

 

 

Germaine – Je suis sincère, je t'aime et je regrette de t'avoir fait souffrir.

 

 

 

Marc ( lui enlève les mains. ) – Regrets tardifs, vois-tu, mon volcan est éteint. Je ne crois pas une seconde à tes regrets.

 

 

 

Germaine ( très déçue. ) – Pourtant c'est la vérité, que dois-je faire pour que tu me crois?

 

 

 

Marc – Je ne sais pas, un tremblement de terre peut-être pour me faire changer d'avis, alors... ( Coup de sonnette.) Comme je n'attends personne c'est pour toi.

 

 

 

Elle va ouvrir, c'est Sylvie une collègue de bureau de Marc, Germaine ne la connaît pas.

 

 

 

Germaine – C'est pourquoi?

 

 

 

Sylvie – Bonjour, je viens voir Marc.

 

 

 

Germaine – C'est pour toi, tu n'as pas traîné pour me remplacer.

 

 

 

Marc – T'es épatée hein? Bonjour Sylvie, entre. ( Ils se font la bise. )

 

 

 

Sylvie – Bonjour Marc, c'est ta femme? Tu me présentes?

 

 

 

Germaine – Inutile! C'est pas pour longtemps!

 

 

 

Marc – N'écoute pas. Que me vaut le plaisir de ta visite?

 

 

 

Sylvie – Tu m'avais confié un travail et je te le rapporte.

 

 

 

Germaine – C'est une bonne excuse!

 

 

 

Sylvie – Je ne comprends pas.

 

 

 

Marc – Il n'y a rien à comprendre. Je te remercie.

 

 

 

Elle lui donne un dossier.

 

 

 

Sylvie – Voilà, je m'excuse pour le dérangement.

 

 

 

Marc – Pas si vite, il n'est pas question que tu repartes tout de suite, j'aurais l'air de quoi au bureau. On va se boire un verre ensemble, une petite coupe peut-être, j'avais mis une bouteille au frais, pour fêter un événement.

 

 

 

Sylvie – Je ne sais si je dois...

 

 

 

Marc – Bien sûr que tu dois. Tiens! Prends place ( Il prend trois coupes et s'adresse à sa femme. ) Tu trinques avec nous?

 

 

 

Germaine – Et quoi encore! Tu te fous de moi?

 

 

 

Marc – C'est bien ce que je disais, le naturel est revenu au galop.

 

 

 

Germaine – Tu ne me laisses pas le choix.

 

 

 

Marc – On a toujours le choix. ( Il remplit deux coupes. ) A notre collaboration Sylvie, qui va bientôt cesser.

 

 

 

Sylvie – Comment? Je ne comprends pas!

 

 

 

Marc – Je vais changer d'orientation et m'occuper d'autre chose. ( Un coup d’œil à Germaine, ) Je vais m'occuper de voyages.

 

 

 

Germaine – De voyages ? Très drôle ! En dix ans on est parti trois fois, et pas plus de cent kilomètres, cela fatiguait monsieur, trop cher qu’il disait.

 

 

 

Marc – Je n'ai pas le mal de mer moi !

 

 

 

Sylvie – Quel dommage! J'étais très contente de travailler avec vous.

 

 

 

Germaine – Monsieur va vivre de ses rentes! Et se retrouver à la rue vite fait.

 

 

 

Marc – Ceci plairait à madame, pourtant ce n'est pas le cas!

 

 

 

Germaine – Tu files un mauvais coton.

 

 

 

Sylvie ( mal à l'aise. ) Je crois que je vais vous laisser, il se fait tard.

 

 

 

Germaine – C'est çà, dégagez!

 

 

 

Marc – N'écoute pas, je te raccompagne.

 

 

 

Sylvie – Ce n'est pas nécessaire!

 

 

 

Marc – J'insiste, allez on y va. ( Ils vont pour sortir. )

 

 

 

Germaine –Ne faites pas tant de chichis, embrassez-vous ici. De toute façon je ne serai plus là quand tu reviendras.

 

 

 

Marc – Tu as tort, tu es chez toi.

 

 

 

Sylvie – Madame, je ne suis pas celle que vous croyez, je suis secrétaire et....

 

 

 

Germaine – Et alors? L'un n'empêche pas l'autre!

 

 

 

Marc – Nous allons laisser madame se faire des films, nous partons. ( Ils sortent.)

 

 

 

Germaine – Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, j'aimerais bien savoir quoi! Il avait prévu ce champagne pour qui? Fêter ses vingt ans de service, ou trinquer avec sa maîtresse, cette Sylvie est un peu jeunette. En attendant ce champagne me fait de l’œil.

 

 

 

Elle se verse une coupe. On sonne à la porte. C’est Annie, avec des paquets et une pâtisserie. Germaine est sidérée.

 

 

 

Germaine – Annie, que fais-tu là ?

 

 

 

Annie – Je suis contente de te revoir. ( Elle a posé ses paquets et va l’enlacer. ) Marc ne t’as rien dit ? Je suis venue tantôt et il m’a dit que je pouvais rester quelques jours, tu es contente ?

 

 

 

Germaine – Contente ? Bof !Je ne sais pas si tu pourras rester, Marc est devenu fou.

 

 

 

Annie – Fou ? Je n’ai rien remarqué tout à l’heure.

 

 

 

Germaine – Figure-toi qu’il me quitte, le salaud !

 

 

 

Annie – Hein ! Et pourquoi ? Tu l’as cocufié une fois ?

 

 

 

Germaine – Pas du tout, quelle idée, c’est lui qui me trompe avec une gamine, Eulalie je crois.

 

 

 

Annie – C’est pour ça que tu bois du champagne ?

 

 

 

Germaine – Pour me consoler, je te sers une coupe.

 

 

 

Annie – Merci. Il y a trois ans vous étiez très amoureux. Il faudra que je lui demande quelle mouche l’a piquée.

 

 

 

Germaine – Une mouche blonde qui fait sa mijaurée.

 

 

 

On sonne ce sont les amies.

 

 

 

Magali ( rentre en trombe et manque la renverser. Elle lui fait la bise .) - Alors ma vieille, on tient le coup! Oh! Je vois qu'on ne s'ennuie pas, du champagne, tu bois toute seule? Tu fêtes le départ de Marc? Verse nous une coupe, on veut fêter avec toi!

 

 

 

Germaine – Il faut d’abord que je vous présente Annie une cousine de Marc. Josette, Magali, deux amies fidèles, qui viennent voir le désastre.

 

 

 

Les dames se saluent. Germaine remplit les verres.

 

 

 

Annie – J’ai amené les couques, c’est plus sympa avec le champagne. Je connais bien Marc, il m’écoutera quand je connaîtrai l’histoire en détail.

 

 

 

Josette s’est avancée.

 

 

 

Josette – Germaine chérie, tu as mauvaise mine, c'est Marc qui te fait des misères? Ah! Les hommes, tous les mêmes! J'ai bien fait de ne pas me remarier! J’ai vu une blonde qui l'accompagnait?

 

 

 

Germaine – Vous les avez vu? Intolérable, il veut me quitter et il a eu le culot de faire venir sa maîtresse chez moi en la faisant passer pour sa secrétaire, mon œil, il va me le payer.

 

 

 

Josette – Tu devrais être contente, te voilà débarrassée de ce minable, mollasson, comment disais-tu, minable petit fonctionnaire!

 

 

 

Germaine –Je devrais être contente, et bien non! C'est lui qui me quitte, alors que c'est moi qui aurait du partir!

 

 

 

Annie – Je suis complètement dans le jazz, tu veux le quitter, il veut te quitter, je n’y comprends rien.

 

 

 

Josette – Le résultat est le même, j'espère qu'il te laisse l'appartement.

 

 

 

Germaine – Peut-être, ce qui m'énerve, c'est que je ne sais pas pourquoi il me quitte!

 

 

 

Magali – Tu devais jouer à l'hôtel du cul tourné.

 

 

 

Germaine – Et comment! Il s'en foutait, ça ne lui faisait plus rien.

 

 

 

Josette – Je ne sais pas si j'aurais pu faire cela, il est tellement séduisant!

 

 

 

Germaine – Séduisant ? Au début, oui, maintenant il m' horripile. Ca fait deux ans que ça dure!

 

 

 

Josette – Voilà pourquoi il va chercher ailleurs, les hommes ont besoin de sexe, c'est connu!

 

 

 

Magali – Les femmes aussi, je ne peux pas rester une semaine sans voir un mâle!

 

 

 

Germaine – Tu as toujours été chaude, déjà au lycée je me rappelle.

 

 

 

Magali – Et alors, quand çà fait du bien!

 

 

 

Annie – J’ai l’impression d’être au théâtre, je vous en prie continuez une fois, je m’amuse comme une folle.

 

 

 

Germaine – Tu es la seule.

 

 

 

Josette – Il faut aussi trouver le bon partenaire. Avec Marc, je pense que je n'aurais pas dit non.

 

 

 

Germaine – T'as de la chance, il est libre, par contre tu ne feras pas le poids en face de sa poule, vingt ans, blonde et elle a l'air de le couver des yeux, j'te dis pas!

 

 

 

Josette ( se redresse ) – N'empêche que je tenterais bien ma chance, les jeunes changent vite d'avis et je me trouve encore bien de ma personne. Sans compter que je suis encore vierge.

 

 

 

Germaine – Tu te fous de qui?

 

 

 

Josette – J'ai été mariée quinze jours, il ne m'a pas touchée, il m'a avoué qu'il s'était marié pour faire plaisir à sa mère, il préférait les hommes.

 

 

 

Magali – Ma pauvre Josette, tu dis n'importe quoi pour te rendre intéressante, Marc va se marrer quand il entendra ça!

 

 

 

Josette – Il préférera sûrement du neuf!

 

 

 

Magali – Du neuf, laisse-moi rire, les cheminées qui n'ont jamais servi, laisse tomber.

 

 

 

Josette – Tu es injuste, je ne me fais pas ramoner par le premier venu.

 

 

 

Magali – Tu devrais, pour te décoincer. Moi aussi, je me mets sur les rangs, avec ma nouvelle robe, il va flasher sur moi, j’ai toutes mes chances.

 

 

 

Josette –Ecoute-moi ça, tu te prends pour Marilyn, teins toi en blonde et cache tes rides.

 

 

 

Magali – Ce sont des rides d'expression qui contribuent à mon charme, arrête d'être jalouse!

 

 

 

Josette – Gna! Gna! Gna!

 

 

 

Annie – Je commence à comprendre, votre histoire est folle, je vais m’amuser ici.

 

 

 

Germaine – Ce n’est pas mon cas . Et vous les copines, vous n'êtes pas venues pour vous houspiller et partager la dépouille de mon ex, vous êtes la pourquoi encore?

 

 

 

Magali – On est venu pour arroser le départ de Marc ( elle lève son verre. ) A ta nouvelle vie sans l'emmerdeur!

 

 

 

Marc ( il est debout à la porte et a entendu le dernier mot. ) - C'est qui l'emmerdeur?

 

 

 

Annie (moqueuse ) – Je crois qu’elle parlait de toi

 

 

 

Magali ( prise de court elle bafouille. ) – L'em..., l'em..., pas du tout, je parlais en général, il ne me viendrait pas à l'idée de te traiter, je t’estime beaucoup et Germaine a bien de la chance!

 

 

 

Marc – Avait, avait de la chance, la roue a tourné. Vous fêtiez donc mon départ?

 

 

 

Magali – Nous sommes venus consoler Germaine, elle est toute retournée la pauvre. Nous ne t'en voulons pas et cela ne nous regarde pas n'est-ce pas Josette?

 

 

 

Josette – Pas du tout, bonjour quand même Marc, il y a longtemps qu'on ne s'est vu.

 

 

 

Elle s'approche en minaudant et lui fait une bise assez appuyée.

 

 

 

Marc ( n'est pas dupe ) Au moins un jour, tiens, tu as changé de robe ? Super!Tu n'as pas peur d'embrasser un em...

 

 

 

Germaine ( énervée ) – N'en fais pas de trop Josette, tu me fais penser à un vautour, la bête n'est pas encore morte. J'ai encore mon mot à dire!

 

 

 

Marc – Quand tu parles de la bête, tu penses à l'emmerdeur?

 

 

 

Germaine – Pas du tout, je ne pensais pas à toi, c'est une image. Excusez-moi, je reviens tout de suite. ( Elle sort. )

 

 

 

Marc ( amusé ) – Ouf! J'ai eu chaud!

 

 

 

Annie – Mon cher Marco, on s’amuse follement chez toi, je peux participer ?

 

 

 

Marc – Si le cœur t’en dit, tu seras le juge de paix, plus on est de fous plus on rigole.

 

 

 

Annie- J’ai constaté que tu avais un succès fou auprès de ces dames, un millionnaire ne ferait pas mieux.

 

 

 

Marc – Dans mon cas ce ne sont pas les millions, c’est seulement mon charme.

 

 

 

Magali ( s'est rapprochée de Marc. ) – Nous regrettons ce qui arrive, tu trouveras chez moi une oreille attentive. Je sais ce que c'est, après deux divorces!

 

 

 

Marc ( moqueur ) Ah! Je vais avoir droit à une oreille attentive et raconter mes malheurs en posant ma tête sur un sein accueillant!

 

 

 

Josette ( se rapproche aussi )– Moi aussi, je suis prête à te consoler et même plus...

 

 

 

Marc C'est très gentil à vous. Je vais avoir du mal à choisir, surtout que je ne saurais pas quoi vous raconter, je ne suis pas malheureux.

 

 

 

Les deux se sont accrochées chacune à un bras de Marc. Annie a sorti son portable et filme la scène.

 

 

 

Magali – Contrairement à Germaine je t'ai toujours admiré, je me suis abstenue de te le dire, comme tu es libre à présent…...

 

 

 

Josette – Et moi, j'ai toujours enviée Germaine la chance qu'elle avait d'avoir un homme comme toi, alors si tu veux!

 

 

 

Acte 2

 

 

 

Retour de Germaine qui voit ses copines pendues aux bras de Marc, elles se retirent en la voyant. Elle a changé de tenue, robe assez courte, décolletée, rouge à lèvres provocant.

 

 

 

Germaine– Ah! C'est beau, mes copines qui se jettent sur mon mari comme des mouches sur le miel, des copines, mon cul! Des faux jetonnes! J'ai encore mon mot à dire, ( Elle se radoucit subitement. ) Si tu as le temps Marc, je voudrais m'entretenir avec toi.

 

 

 

Marc – La messe est dite!

 

 

 

Germaine – Il y a peut-être encore de l'espoir, je ne vous retiens pas les mouches. Cette histoire n'est pas terminée. Allez oust! Du balai!

 

 

 

Magali – Tu m'avais dit que c'était fini entre toi et Marc.

 

 

 

Josette – Je n'ai pas voulu te faire de peine, je voulais juste consoler Marc.

 

 

 

Marc – Qui n'en a pas besoin.

 

 

 

Germaine – Vous avez entendu? On vous retient pas! ( Elles sortent. )

 

 

 

Marc – Tu ne m'as pas demandé si je voulais qu'elles restent.

 

 

 

Germaine – Ces deux faux culs! Il ne manquerait plus que çà!

 

 

 

Annie – Je peux rester ? Je vais me faire toute petite.

 

 

 

Marc Tu fais partie de la famille, reste. C'était quand même drôle! Deux nanas qui me sautent dessus, une sainte nitouche et une Marie couche-toi. Elles sont craquantes, j'aurais du mal à choisir entre les deux. Il faut que je les rappelle pour le dîner au Splendid, on va bien s'amuser tous les trois.

 

 

 

Annie Et moi ?

 

 

 

Marc Tu fais partie de la fête, tu prendras des photos.

 

 

 

Annie Chic, j’ai justement une robe de soirée. Je vais la mettre et je reviens. ( Elle sort. )

 

 

 

Germaine ( enjôleuse. ) – Mes copines sont plus chiantes que moi. Magali une dévoreuse d'hommes et Josette une fausse bigote et moche avec çà. J'ai quand même une autre allure que ces deux rombières.

 

( Elle esquisse un pas de danse en faisant tourner sa robe. ) J'ai beaucoup réfléchi et je regrette mon comportement, tout ceci va changer, je serai ta femme soumise et attentionnée. Je suis même d'accord pour faire un enfant.

 

 

 

Marc – Hein ! Tu veux langer ? ( Le portable de Marc sonne. ) C'est sûrement urgent. ( Il décroche. ) – Allô, bonjour, j'attendais votre appel. C'est bon pour le rendez-vous, vous êtes une rapide, c'est normal, je suis impatient de vous rencontrer, ah! Ils disent tous çà, je comprends, à plus tard. ( Il raccroche.)

 

 

 

Germaine ( intriguée. ) – Un rendez-vous pour le travail?

 

 

 

Marc – Pourquoi le travail, j'ai une vie privée.

 

 

 

Germaine – C'était une femme, comme tu as dis, une rapide, qui en rencontre d'autres, c'est une prostituée, tu vas voir les putes, je comprends

 

 

Voilà, si vous voulez lire le reste de ma pièce, rendez vous sur mon site ou envoyez-moi un mail et je me ferai un plaisir de vous envoyer le texte complet.

 

 

 

rene.nommer@free.fr

 

 

 

www.theatrarire.fr

 

 

 

 

 

 

 " AU DIABLE LE NEZ DE MA FEMME " Une comédie débridée avec tous les ingrédients d'un vaudeville. Brigitte, femme jalouse, Mario, mari volage, Julien un ami gay, Viviane, actrice, incarne une maîtresse exigeante, Vanessa, une éditrice aux moeurs légères, des clients visiblement dérangés, et enfin tante Emma qui promet de l'argent pour les enfants qui n'existent pas encore. Tous ces personnages délirants contribuent à animer cette intrigue rondement menée qui tient le public en haleine jusqu'à la fin. SCENARIO : Brigitte testeuse de parfum a un nez très développé. Elle reconnaît toutes les odeurs, les bonnes et les moins bonnes, parfum, transpiration, culotte. Elle est mariée à Mario écrivain public et romancier. Très jalouse, elle a installé une mini caméra dans le salon, elle voit donc exactement les visiteurs que reçoit Mario. Brigitte peut dire le nombre de visites hommes et femmes ce qui agace Mario. Il a une maîtresse que Brigitte n'a pas encore débusquée. Mario reçoit des clients variés, une dame qui veut écrire au Président de la République, un homme amoureux de sa supérieure, un autre amoureux d'un transsexuel.L'arrivée de tante Emma, qui lui promet une belle somme pour ses enfants qu'il n'a pas, l'oblige à changer ses plans. Il veut avoir un enfant au plus vite pour toucher cette somme. Voir le texte &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

Mes autres pièces

" C'est Mieux à Deux"

une comédie truculente qui met en scène Michelle qui veut se venger de son ex-mari.Durée 90 mn 2 actes 4 hommes 5 femmes ou 3 hommes 6 femmes. En voici le pitch: Michelle a hérité d'une agence matrimoniale. C' est l'occasion rêvée pour elle de se venger de son ex-mari avec lequel elle a eu un divorce douloureux. Elle va faire son possible pour l'attirer dans l'agence et lui faire payer ses soi-disant vacheries ou peut-être veut-elle simplement le reconquérir ? En tout cas elle lui réserve un chien de sa chienne en l’occurrence un fils dont elle a caché l’existence. Les premiers clients arrivent et avec l'aide de son amie Ariane, elles forment des couples improbables avec leur formule « Etre ouvert à toutes sortes d'expériences ». En demandant l'aide de sa jeune employée portugaise pour accueillir son mari, elle ne se doute pas que ceci va entraîner un tas de complications et rebondissements jusqu'au dénouement. Au final Louis-Philippe aura t-il un père ?Voir l'extrait &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

 "Il faut crever l'abcès"

 

en 2 versions 3h/6F ou 4H/5F, 2 actes Durée 75 mn dont voici le pitch: Gilbert très amoureux de sa fiancée Aurélie espère faire d'une pierre deux coups, épouser la femme qu'il aime et régler quelques dettes criardes grâce à la dot de sa fiancée. Tout est prêt, quand patatras, à quelques heures de la cérémonie arrive Magali une ancienne amie très proche qui lui annonce que leurs amours passés ont accouché d'un beau bébé qui voudrait un papa. Elle menace de se présenter à la noce avec le bébé si Gilbert ne renonce pas au mariage. Comble de malheur, un huissier chargé de recouvrir des dettes non payées se présente à son tour. Désespéré, Gilbert compte sur l'aide de Fredo copain et témoin de mariage. Ce dernier se propose de régler le problème à sa manière et selon ses dires crever l'abcès. Toute la famille d'Aurélie apporte bien entendu son grain de sel pour compliquer la situation. Une commissaire va aider Magali à trouver un papa pour Désiré. Avec des personnages truculents, les scènes tragi-comiques se succèdent, les rebondissements et les bons mots enchanteront les spectateurs. Voir l'extrait.

 

Mon Génie me fait bouillir" 1h/1F durée 30mn ou une heure.

 

César Bienveillant professeur d'histoire fraîchement retraité, passe son temps à étudier les batailles de Napoléon. Il est têtu, imbu de lui-même, réfractaire aux nouvelles technologies ne supporte pas la contradiction, et ne reconnaît jamais ses erreurs. Il doit partir au mariage d'un de ses amis. Les discussions avec sa femme Rosalie ne sont pas tristes.Rosalie, sa femme, moderne, se moque de ses manies et ne s'en laisse pas compter.Voir l'extrait

 

 Qui a tiré la chasse d'eau 3H/5F

 

Un vaudeville délirant sur fond de tromperie, mensonges et rires bien entendu.Pitch: Mais qui a tiré la chasse d'eau?Question posée à son mari André par Gisèle, alors qu'ils sont tous réunis dans le salon et que personne n'est censé se trouver dans les WC.Cette situation et bien d'autres ont été provoquées par André qui avait l'intention de tromper Gisèle, lors de l'absence de celle-ci. Les empêcheurs de tourner en rond sont nombreux et André va en faire l'expérience avec Jérôme le détective, Paillard docteur et dragueur impénitent, Patricia spécialiste de l'adultère, Monique femme de Paillard trompée et avide de vengeance. Personnages auxquels il faut rajouter Emilie la bonne profiteuse et Annelise l'amie de Gisèle qui n'hésite pas à ramener son grain de sel, avec son accent allemand. Dans ce méli-mélo, André et ses soi-disant amis vont subir la vindicte de ces dames avec un final inattendu. Voir un extrait.

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 Une impression de déjà vu

5F/3H

 

  Cette pièce raconte l'histoire de deux charmantes dames, enfin pas de trop, et leurs aventures suite à l'arrivée d'un nouveau Maître d'hôtel, qui va perturber leur train-train quotidien. Jalousie, amour et rires bien entendu se croisent avec des personnages hauts en couleurs.

 

 Pluie à gogos

 

c'est l'histoire de Jules Médard inventeur d' une machine à pluie et beau temps. Sa machine va lui occasionner quelques soucis et créer des situations inattendues. Pour avoir le texte complet, un mail à mon adresse et je vous l'envoie.

 

Amour,régime et Cie

 

 

La famille Rigodon a un gros souci, trouver un mari pour leur fille aînée qui va sur ses trente cinq ans. Malgré leurs efforts, aucun prétendant ne s'est décidé. L'arrivée inopinée d'un Comte, va donner l'occasion à madame Rigodon de rêver à un avenir somptueux pour leur fille, elle la voit Comtesse, mais l'opposition de monsieur Rigodon à ce projet, va donner lieu à des scènes délirantes. Cette histoire qui se déroule pendant les années soixante, enchantera les spectateurs par les jeux de mots, les situations drôles et les personnages hauts en couleurs.

 

Pour le plaisir des spectateurs et des acteurs. A la demande d'une troupe je propose aussi une version qui se passe dans les années 60 avec costumes de l'époque intitulée "Un Comte à bon compte" n'hésitez pas à la demander.

 

"Arthur es-tu là?" qui connait un succès grandissant avec sa table tournante, ses rôles farfelus et sa mise en scène facile. Elle en est à plus de120 représentations.

 

La fiancée de papa

qui a séduit plusieurs troupes qui vont la jouer en 2019.

 

"Berny et ses femmes"

disponible chez Art & Comédie ne dément pas son succès plus de 200 représentations à ce jour et les troupes en redemandent. Elle est tous les ans à l'affiche chez plusieurs troupes. Un texte vous intéresse? Un email à mon adresse et je vous envoie le texte complet.Bonne visite. """""""""""""""""""""""""""""""""""""""""

TROUPES QUI ONT JOUE MES PIECES

Une impression de déjà vu jouée par la troupe

Familles Rurales de Rochetrejoux ( Vendée )


 




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 Les Téméraires de Ruppes ont joué à 6 reprises et à guichets fermés " Il faut crever l'abcès ". Une performance remarquable pour cette troupe dynamique






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La Compagnie Barcarol de Montbrison (Loire) a joué

Arthur es-tu là?

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L'atelier théâtre de Faucigny a joué "Berny et ses femmes "

 

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Ils ont joué 

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Ne faites donc pas cette tronche
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